La maison est de plus en plus belle...
Le chantier avec Tom Rijven s'est bien déroulé dans l'ensemble. C'est fatigant c'est sûr et pas évident de gerer tout ça, Caroline "bloquée" à la maison avec les trois petits ne pouvait pas etre très présente sur le chantier, Marin volant à droite à gauche pour acheter du materiel, faire la liaison entre les charpentiers et les "pailleux".
En trois semaines tous les murs en paille ont été montés, la couche de corps à l'interieur a été posée et la couche de corps exterieure posée en partie également.

L'un des aspects les plus problématiques d'un chantier participatif est.... la nourriture ! Tout d'abord il y a l'installation : tables, chaises, couverts etc... pour tout le monde. Ensuite il y a la préparation, mine de rien, préparer à manger pour des travailleurs affamés matin, midi et soir pendant 3 semaines n'est pas une mince affaire, et nettoyer et ranger après les aggapes non plus.

Comme si ça ne suffisait pas on s'est rajouté un problème : chantier végétarien pour tout le monde ! En accord avec nos bon principes ! Etant convaincus que manger de la viande n'est bon pour l'environnement et que l'on gagne beaucoup à consommer les protéines végétales directement plutot que de les donner à des animaux pour les manger ensuite.

Certes, on avait prévenu... mais bon, la cuisinière que l'on a embauchée pour l'occasion n'était pas la pro des plats joyeusement végétariens et malgrès mes conseils, mes recettes inratables et mes propositions de l'aider... rien à faire ça a été vraiment le point faible du chantier.

L'autre aspect problèmatique du chantier est que l'on a pas été assez présents. Tout d'abord, pour notre "légitimité" on aurait dû participer en tant que bénévoles à un chantier avant le notre. On aurait gagné en expérience et connu un chantier de l'interieur. Ensuite, aux yeux des bénévoles ça serait mieux passé. Car faire appel à des bénévoles en attente d'apprendre une technique de construction peut aussi être perçu comme "se faire construire sa maison à l'oeil". Pour certains, lorsque les conditions du chantier ne leur convenaient pas, le sujet revenait sur le tapis du style "ils se font construire leur maison pour rien, ils pourraient au moins...".

Que les choses soient claires : ça ne coute pas rien. Entre la logistique à mettre en place, les frais pour nourrir et abreuver tout le monde, la rémunération de Tom, les outils et échaffaudages à louer et acheter, le temps passé, le stress, le risque pris de n'avoir aucune garantie etc... non ça ne coute pas rien.

Question gros sous d'ailleurs on dépasse de beaucoup notre budget. On devrait s'en tirer pour 1.000€ le m², sans compter tout l'investissement de temps et d'energie de Marin.
Compte tenu de la qualité des materiaux utilisés c'est plutot raisonnable, mais plus que ce qu'on avait prévu.

Quelques photos pour finir...


Aline qui porte une botte (environ 9kg avant trempage) c'est la phase de tri des bottes en fonction de leur longueur. Nous avons choisi d'avoir des bottes de longueurs variées pour les s'adapter à chaque situation. Cela nous a finalement donné plus de travaille pour les mesurer que de retailler quelques bottes en longueur.

Ben et Sophie trempent une botte dans la barbotine. Cette fois contrairement aux bottes du toit, on les trempes sur les deux faces : attention au poids qui est doublé !


La pose des bottes : après une nuit de séchage les bottes sont empilés entres les poteaux. On sort ici un peu du schéma habituel des bottes en cellule sous tension mais nous ne voulions pas avoir de poteaux à l'extérieur ou à l'intérieur de la maison.



L'exercice reste assez proche avec deux lattes de 37x27 à l'horizontal entre chaque rang de botte pour maintenir la compression. C'est le moment d'aligner au mieux les bottes pour économiser de la couche de corp par la suite.&

Tom ²prépare la couche de corps pour recouvrir la paille.
Un mélange de terre de chez nous, de sable, de foin, et un ferment.

Ben, Agnès et Damien posent la couche de corps


Resultat... parfait ! (avec l'aide de Tom :))


Les fenêtres : un exercice difficile. Heureusement la couche de corps et la paille permette toutes les fantaisies.


Grégoire, Lionel et Sébastien ont été super pro pour les fixer les chassis de fenêtre.

2 commentaires:

kapa a dit…

Bonjour,
Globalement,ça semble plutôt positif, les photos de la maisons sont superbes.
Pour avoir participé à un chantier participatif (paille), je sais que le poste le plus difficile (attention au stress) est celui du maitre d'ouvrage.
Bonne continuation.

Jérôme
http://eco-hameau47.blogspot.com/

Anonyme a dit…

Bonjour,
Dites moi le chantier participatif n'a pas l'air toujours bon enfant ! Nous non plus n'avons pas participé à des chantiers avant et je ne pensais pas que ça compliquerais les choses à ce point dans les relations avec les volontaires !
Votre maison est magnifique !