ça fait longtemps que j'ai envie... de vous parler de nos toilettes. Vous le savez sûrement, qui l'ignore encore? nous avons opté pour des toilettes sèches dans la maison.
Pour revenir à la genè
se de l'idée, nous avons entendu parler des toilettes sèches pas très longtemps avant d'entamer le chantier et nous avons dû en installer dans une cabane au fond du jardin dès le début des travaux. Nous nous étions dit que nous connaîtrions ainsi rapidement leur efficacité, en effet, au plus gros du chantier participatif il devait y avoir une bonne vingtaine de travailleurs qui y passaient tous les jours... en y repensant, je me dis qu'on aurait dû en faire construire 2 ou 3 même, enfin, les bois sont vastes... Résultat : époustouflant d'efficacité !
Enchantés par nos toilettes au fond du jardin qui ne sentaient rien d'autre que le bois fraîchement coupé grâce à la sciure que l'on y ajoute, nous avons décidé de n'installer dans la maison QUE des toilettes sèches. Enfin, plus précisément, nous avions au départ décidé d'installer des 2 pour éviter de heurter les sensibilités. Nous sommes dans une drôle de société qui trouve normal de déféquer dans de l'eau potable retraitée à grands frais, mais qui trouve bizarre voir sale de faire ça dans de la sciure de bois... j'avoue, je trouvais moi aussi ça suspect avant que l'on se lance dans la mise en pratique. Maintenant, je dois dire que je trouve notre choix tout à fait sain, logique et finalement, évident.
Le principe de nos toilettes sèches : on fait "sa commission" dans un réceptacle et l'on recouvre ensuite de sciure ou de petits copeaux de bois. On peut aussi recouvrir de paille, de tontes de gazon, de cendres... en fait il existe plein de variantes mais il semble que la sciure soit le meilleur absorbeur d'odeurs. Pour devenir un spécialiste sur la question il faut lire le fabuleux livre de Christophe Elain, "un petit coin pour sauver la planète", il fait vraiment le tour de la question.
Question odeurs : Moi, ce que je demande à mes toilettes en priorité c'est que ça sente bon et que l'on s'y sente bien. Les toilettes sèches remplissent parfaitement cet objectif. Certes après un passage un peu long et consistant, la piece est parfumée mais ni plus ni moins que des toilettes à eau. Mais en dehors de ça et si on est consciencieux et que l'on recouvre bien son cadeau avec de la sciure, tout se passe bien niveau odeurs.
Question gestion : il faut aller vider les toilettes 1 à 2 fois par semaine. Je vais donc au fond du jardin avec le grand seau des grands toilettes et le petit seau des petits toilettes, je verse dans un bac de compost et je recouvre avec un peu de vieux compost ou de la terre car en renversant le seau dans le composteur on met toute l'urine accumulée au fond, à découvert, et là c'est LE moment où ça ne sent pas très bon. Mais on a vite trouvé l'astuce de recouvrir d'une pelle de compost mûr ou quasi mûr du bac d'à coté et on endigue ainsi les mauvaises odeurs. Ensuite je rince mes seaux à grande eau (4 ou 5 litres d'eau suffisent et seront la seule dépense en eau liée aux toilettes). Une fois bien rincés, je tapisse le fond des seaux avec un bon matelas de feuilles mortes et je les remets en place. Environ une fois par mois je nettoie plus soigneusement avec brosse et savon pour décrasser à fond les seaux.
Question compost : nous avons du mal pour le moment à obtenir un compost parfait, la sciure est très longue à se dégrader, nos composts sont souvent trop secs, bref, nous ne sommes pas au top du processus. Néanmoins l'odeur disparaît très vite, les étrons et le PQ sont très vite dégradés et on se retrouve avec des tas marrons inodores. Nous avons de la place donc ça ne pose pas de problème et bon, ça ne représente pas un volume démentiel non plus. Quand on plante un arbre ou des artichauds on mets une peletée de ce compost ligneux au fond du trou et pour le reste, on attend sagement que ça redevienne un humus fin. Nous avons ajouté des vers à fumiers l'an dernier dans nos tas, il n'y a pas eu de révolution spectaculaire sur la durée de dégradation des eléments, pour l'instant.
Question enfants : nous avons des petits toilettes d'enfants et les nôtres n'ayant connu presque que ça à la maison, ils trouvent parfaitement normal d'avoir des toilettes seches. Nous avons eu des petits copains, certains trouvent cela curieux, bloquant, d'autres non. Mais nos enfants sont trop jeunes pour que cela suscite un vrai débat. Ils ne sont pas encore très autonomes avec la sciure (traduire par "ils en foutent encore partout par terre") et ne recouvrent pas toujours après leur passage comme d'autres enfants oublient de tirer la chasse, je crois que c'est fréquent à leur âge (bientot 4 ans et bientot 2 ans). Victoria commence à aller aux toilettes et prefere nettement les toilettes au pot.
Question visiteurs : je crois que nos toilettes bloquent encore quelques amis. Peut etre la peur de l'odeur mais on est vite rassuré sur ce point quand même, ou alors l'idée de faire sur un tas composé des passages précédents, peur de tomber nez à nez avec une crotte qui dépasse du tas de sciure ou je ne sais pas.
Question coût : pour l'instant, la sciure et les copeaux de bois sont donnés gratuitement dans les scieries. Nous faisons une expédition tous les 2 ou 3 mois, dans une scierie qui fait du bois de chauffage et qui nous permet de ramasser les copeaux de déchets. Peut etre un jour la sciure deviendra t'elle payante, on me le dit souvent, mais l'eau aussi a un coût et m'est d'avis qu'il ne devrait pas baisser de sitôt.
Ce qui est sûr c'est que depuis que nous sommes propriétaires d'un terrain avec des arbres, un potager etc.. je regarde le contenu de nos toilettes d'un autre oeil. C'est une richesse ces choses là ! Certes, ça peut sentir mauvais et si on le gère mal ça peut virer au cauchemard, mais maitrisé comme nous le faisons, nous ne faisons que réintroduire dans notre terre, des produits enrichissants. Notre terrain, loin de s'appauvrir, s'enrichit de nos déchets. Nous compostons nos épluchures à part du compost des toilettes car ça n'est pas le meme usage. Pour le potager, il parait que le compost de toilettes seches serait trop riche... Je me demande si ça n'est pas simplement l'idée qu'on s'en fait et la peur que, si le compost n'a pas été bien composté, il reste des germes fécaux qui eux, ne sont pas terribles dans les salades si j'ai bien compris.
Pour revenir à la genè
Enchantés par nos toilettes au fond du jardin qui ne sentaient rien d'autre que le bois fraîchement coupé grâce à la sciure que l'on y ajoute, nous avons décidé de n'installer dans la maison QUE des toilettes sèches. Enfin, plus précisément, nous avions au départ décidé d'installer des 2 pour éviter de heurter les sensibilités. Nous sommes dans une drôle de société qui trouve normal de déféquer dans de l'eau potable retraitée à grands frais, mais qui trouve bizarre voir sale de faire ça dans de la sciure de bois... j'avoue, je trouvais moi aussi ça suspect avant que l'on se lance dans la mise en pratique. Maintenant, je dois dire que je trouve notre choix tout à fait sain, logique et finalement, évident.
Le principe de nos toilettes sèches : on fait "sa commission" dans un réceptacle et l'on recouvre ensuite de sciure ou de petits copeaux de bois. On peut aussi recouvrir de paille, de tontes de gazon, de cendres... en fait il existe plein de variantes mais il semble que la sciure soit le meilleur absorbeur d'odeurs. Pour devenir un spécialiste sur la question il faut lire le fabuleux livre de Christophe Elain, "un petit coin pour sauver la planète", il fait vraiment le tour de la question.
Question odeurs : Moi, ce que je demande à mes toilettes en priorité c'est que ça sente bon et que l'on s'y sente bien. Les toilettes sèches remplissent parfaitement cet objectif. Certes après un passage un peu long et consistant, la piece est parfumée mais ni plus ni moins que des toilettes à eau. Mais en dehors de ça et si on est consciencieux et que l'on recouvre bien son cadeau avec de la sciure, tout se passe bien niveau odeurs.
Question gestion : il faut aller vider les toilettes 1 à 2 fois par semaine. Je vais donc au fond du jardin avec le grand seau des grands toilettes et le petit seau des petits toilettes, je verse dans un bac de compost et je recouvre avec un peu de vieux compost ou de la terre car en renversant le seau dans le composteur on met toute l'urine accumulée au fond, à découvert, et là c'est LE moment où ça ne sent pas très bon. Mais on a vite trouvé l'astuce de recouvrir d'une pelle de compost mûr ou quasi mûr du bac d'à coté et on endigue ainsi les mauvaises odeurs. Ensuite je rince mes seaux à grande eau (4 ou 5 litres d'eau suffisent et seront la seule dépense en eau liée aux toilettes). Une fois bien rincés, je tapisse le fond des seaux avec un bon matelas de feuilles mortes et je les remets en place. Environ une fois par mois je nettoie plus soigneusement avec brosse et savon pour décrasser à fond les seaux.
Question compost : nous avons du mal pour le moment à obtenir un compost parfait, la sciure est très longue à se dégrader, nos composts sont souvent trop secs, bref, nous ne sommes pas au top du processus. Néanmoins l'odeur disparaît très vite, les étrons et le PQ sont très vite dégradés et on se retrouve avec des tas marrons inodores. Nous avons de la place donc ça ne pose pas de problème et bon, ça ne représente pas un volume démentiel non plus. Quand on plante un arbre ou des artichauds on mets une peletée de ce compost ligneux au fond du trou et pour le reste, on attend sagement que ça redevienne un humus fin. Nous avons ajouté des vers à fumiers l'an dernier dans nos tas, il n'y a pas eu de révolution spectaculaire sur la durée de dégradation des eléments, pour l'instant.
Question enfants : nous avons des petits toilettes d'enfants et les nôtres n'ayant connu presque que ça à la maison, ils trouvent parfaitement normal d'avoir des toilettes seches. Nous avons eu des petits copains, certains trouvent cela curieux, bloquant, d'autres non. Mais nos enfants sont trop jeunes pour que cela suscite un vrai débat. Ils ne sont pas encore très autonomes avec la sciure (traduire par "ils en foutent encore partout par terre") et ne recouvrent pas toujours après leur passage comme d'autres enfants oublient de tirer la chasse, je crois que c'est fréquent à leur âge (bientot 4 ans et bientot 2 ans). Victoria commence à aller aux toilettes et prefere nettement les toilettes au pot.
Question visiteurs : je crois que nos toilettes bloquent encore quelques amis. Peut etre la peur de l'odeur mais on est vite rassuré sur ce point quand même, ou alors l'idée de faire sur un tas composé des passages précédents, peur de tomber nez à nez avec une crotte qui dépasse du tas de sciure ou je ne sais pas.
Question coût : pour l'instant, la sciure et les copeaux de bois sont donnés gratuitement dans les scieries. Nous faisons une expédition tous les 2 ou 3 mois, dans une scierie qui fait du bois de chauffage et qui nous permet de ramasser les copeaux de déchets. Peut etre un jour la sciure deviendra t'elle payante, on me le dit souvent, mais l'eau aussi a un coût et m'est d'avis qu'il ne devrait pas baisser de sitôt.
Ce qui est sûr c'est que depuis que nous sommes propriétaires d'un terrain avec des arbres, un potager etc.. je regarde le contenu de nos toilettes d'un autre oeil. C'est une richesse ces choses là ! Certes, ça peut sentir mauvais et si on le gère mal ça peut virer au cauchemard, mais maitrisé comme nous le faisons, nous ne faisons que réintroduire dans notre terre, des produits enrichissants. Notre terrain, loin de s'appauvrir, s'enrichit de nos déchets. Nous compostons nos épluchures à part du compost des toilettes car ça n'est pas le meme usage. Pour le potager, il parait que le compost de toilettes seches serait trop riche... Je me demande si ça n'est pas simplement l'idée qu'on s'en fait et la peur que, si le compost n'a pas été bien composté, il reste des germes fécaux qui eux, ne sont pas terribles dans les salades si j'ai bien compris.








